ARK NETWORK reference.ch · populus.ch    
 

  Institut d'arts martiaux action réaction 

 Home  

 

 

Rubriques


 
 
 
 

VEUILLEZ CLIQUER......ICI ......POUR VOUS DIRIGER VERS MON NOUVEAU SITE
 
 
 
 
 
 
 
 
Tai Chi style Wu
 
 
 
 
Le Tai chi est un art martial qui de nos jours est pratiqué comme technique de santé plutôt que comme technique de défense. Il a pour but de faire circuler le Chi (énergie vitale) librement à travers le corps. Le Tai chi est une série de mouvements lents qui s’écoulent à partir du bassin et qui a pour but de libérer le corps et l’esprit de toutes ses tensions. Le Tai chi inclus des exercices de respiration et de concentration.  
 
Pratiqué régulièrement, cet art apporte paix intérieure et une énergie vivifiante. Cet art est accessible à tous et spécialement aux adultes qui désirent faire un exercice en douceur.  
 
Après l’apprentissage de la Forme et pour aller plus loin dans le Tai Chi Chuan, nous allons utiliser des outils comme le sabre et l’épée… 
Le maniement d’une arme (épée, sabre, éventail…), au-delà de leur très grande séduction esthétique, permet de canaliser  
son «chi» au-delà du corps et de renforcer ainsi les effets énergétiques. La pratique de ces formes spécifiques décuplent  
l’habileté et la maîtrise du mouvement. 
 
Les formes enseignées : 
 
1 - la forme de 26 mouvements style wu 
2 - la forme de 40 mouvements style wu 
3 - la forme de 119 mouvements style wu 
4 - la forme de l'épée 91 mouvements style wu 
5 - la forme du sabre 81 mouvements style wu 
6 - la forme du bâton ou fouet 69 mouvements style wu 
7 - la forme de la lance 18 mouvements style wu 
8 - la forme de l'éventail 9 mouvements style yang 
9 - la forme de l'éventail 52 mouvements style (yang, wu et chen) 
10 -la forme de 24 mouvements style Yang 
 
 
LES BASES PRATIQUES 
 
REGLES
 
 
Voici quelques points élémentaires qu'il vous faudra surveiller en permanence pendant la pratique du Tai Chi. 
 
L'ATTITUDE CORPORELLE : restez droit, sans être rigide, en alignant verticalement le sommet du crâne et le coccyx. Ayez la sensation d'enracinement au sol. Ne vous penchez pas et ne vous inclinez pas sauf pour quelques mouvements particuliers (« l'aiguille au fond de la mer »,  
« coup de poing vers le bas » ) où il faut se pencher en avant, mais en gardant l'axe tête-dos. Le port de la tête doit rester léger, comme si celle-ci était suspendue à un fil (image du pratiquant qui doit se mouvoir comme une marionnette), ne contractez ni le cou ni les muscles du visage sous l'effet de la concentration. 
Rentrez le menton. Ne gonflez pas la poitrine, gardez le dos légèrement sous tension. Relâchez les articulations, laissez tomber les épaules et les coudes : il faut que l'énergie puisse circuler librement. Les genoux sont toujours légèrement fléchis, mais naturellement comme sous le poids du corps. Bannissez donc toute crispation. Laisser tomber toute votre force dans le point tantien. Maintenez les jambes souples, même au cours des coups de pied, mais ne sacrifiez pas la stabilité. 
 
Ne raidissez jamais les mains. Accentuez la pliure des poignets tout en les maintenant souples, gardez les paumes légèrement incurvées, les doigts tendus naturellement (ni écartés, ni serrés) pour que l'énergie puisse s'y épanouir librement, comme si elle s'irradiait plus loin que le bout des doigts. Ayez la sensation d'une grande sensibilité à fleur de peau. Lorsque la technique s'exécute avec le poing fermé, serrez les doigts sans crispation, le pouce venant naturellement sur les phalanges médianes de l'index et du majeur. 
 
LA RESPIRATION : elle est basse, naturelle, profonde. Inspirez quand le corps se détend, quand le geste s'ouvre, quand les mains poussent vers le haut ou lorsque le pied frappe. Expirez lorsque le corp s'enfonce, quand le mouvement se ferme, ou lorsque les mains poussent vers le bas. Cependant ne forcez jamais dans un sens ou dans l'autre et si, au début vous respirez «à contresens», ne contrariez pas ce qui vous est pour l'instant naturel ; la synchronisation viendra d'elle-mème avec le temps et une meilleure compréhension du mouvement. Progressivement, prenez conscience de vos phases respiratiores et du mouvement d'énergie interne (en allant, au début, jusqu'à visualiser). Respirez lentement et réqulièrement, sans accélération ni ruptures, par le nez, bouche fermée, imperceptiblement (une inspiration pour environ) 5 pulsations cardiaques et une expiration de même durée. 
 
L'ESPRIT : gardez l'esprit clair, serein, éveillé. Soyez attentif à la moindre modification de la position de votre corps mais ne vous concentrez pas au point de bloquer la pensée. Le regard accompagne le geste, en fait parfois la précède, et toujours le prolonge. Ne dispersez pas le regard et ne le forcez pas. Restez vigilant, prêt, rempli de potentialité d'action. Soyez présent dans le mouvement. Écoutez votre corps. Soyez conscient de «l'énergie spirituelle des yeux». Ne fixez cependant rien ni aucune direction avec insistance. Comme si ce que vous êtes en train de faire ne vous concernait pas. 
 
LE MOUVEMENT:«au repos, soyez calme comme la montagne. En mouvement, soyez souple comme les vagues de la mer » a écrit Wou Yi-Chien. C'est de la taille, agissant comme le moyeu d'une roue, que jaillit le mouvement qui s'épanouit jusque dans les doigts. Maintenez-la souple comme une lianne. Sentez chaque mouvement vous gagner à partir du bassin : tête, bras, torse et jambes ne doivent se mouvoir u'ensuite. Lorsque vous bougez, bougez tout entier, harmonieusement. Tout est coordonné, simultané, compensé. N'accélérez pas,. Enchaînez avec fluidité et à la même vitesse. La fin d'un mouvement est toujours l'amorce du suivant. Ne forcez pas le geste, restez naturel (ne jamais bloquer les articulations en «fin» de mouvement, avec le désir d'appuyer celui-ci), conservez une potentialité d'action. Restez souple, ne faites rien avec force, énergie saccadée. Appliquez-vous dans chaque geste, « comme si c'était la première fois». Sentez-vous à l'aise. Déplacez votre centre de gravité de manière à toujours rester stable. Ne précipitez rien. Lorsque vous vous déplacez, en avant, en arrière, ou sur les côtés, lorsque vous tournez, respectez le principe du pied "vide" et du pied "plein". Il est plein (yang) lorsque le poids du corps porte sur lui, vide (ying) lorsqu'il est déchargé. Comme le poids du corps n'est jamais également réparti sur les 2 pieds (sauf au début et à la fin de l'exercice), le balancement du centre de gravité et l'alternance vide-plein sont continus. Chaque mouvement du Tai chi est d'ailleurs, dans sa totalité, ou vide ou plein . Évitez toute lourdeur dans le pas, gardez la souplesse, mais aussi l'assurance du chat. Compensez les décalages de votre poids d'une jambe sur l'autre par un balancement harmonieux et souple des hanches qui vous permettront de maintenir un équilibre parfait à tout instant. Ne modifiez jamais l'orientation d'un pied sans avoir décalé au préalagle votre poid sur le pied opposé, pivotez sur le talon après avoir un peu soulevé la pointe du pied. Lorsque vous avancez, prenez contact avec le talon d'abord puis la plante du pied, puis les orteils. Lorsque vous levez un pied, levez le talon d'abord et laissez pendre  
naturellement les orteils (cou-de-pied tendu). Après avoir ''placé'' votre poids enracinez-vous au sol de toute la voûte plantaire.  
 
 
CONSEILS  
 
Soyez patient et persévérant. Vous n'apprendrez pas tout, tout de suite, même si vous êtes doué. L'efficacité est dans la modération et la constance. Peu de temps à la fois, mais régulièrement. Mais que cette règle ne vous devienne pas contrainte : dans ce cas, espacez et reprenez l'entraînement lorsque vous en aurez à nouveau profondément envie. N'agissez pas à contrecoeur. 
 
Certes, la précision du geste est d'une importance fondamentale, mais il convient au début d'avoir de tout mouvement une vue d'ensemble. Accorder trop d'importance à tous les détails en même temps risquerait de vous noyer rapidement. Le répétitions redresseront d'elles-mêmes les techniques et affineront le geste. C'est une attitude d'ensemble qui doit 
imprégner tout le corps. C'est à chaque pratiquant d'ailleurs de trouver «son» geste parfait, en fonction des possibilités de son corps. 
 
L'essentiel est que l'esprit et le geste de base restent conformes ; une harmonie personnelle viendra avec le temps. 
 
Progressez lentement et avec sérieux. Une imitation extérieure du Tai Chi est facile, mais elle n'a plus aucun sens. Dites-vous bien que ce que vous faites ne peut être profitable qu'à vous seul. Il en résultera très naturellement une grande sécurité : celle que l'on cherche dans tous les arts martiaux, mais dont on s'éloigne souvent en raison de l'habitude qu'ils donnent de vouloir sans cesse se situer par rapport aux autres. 
 
Oubliez-vous dans le mouvement, soyez la technique. 
 
Sentez-vous, modestement, toujours débutant. Bannissez l'autosatisfaction comme l'inquiètude : travaillez en complet détachement du résultat.  
 
Si votre Tai Chi a été correctement exécuté, vous devez vous sentir mieux qu'au commencement. 
 
TEXTE DE R. HABERSETZER 
EXTRAIT DU LIVRE: Tai ji quan Les formes Yang 
 
(c) Hugo Leboeuf - Créé à l'aide de Populus.
Modifié en dernier lieu le 18.04.2013
- Déjà 235 visites sur ce site!